Censeo aut ex vita ista exeundum, aut e vita exeundum

Du stoïsme par Epictéte : l’homme n’a aucun pouvoir sur ce qui ne dépend pas de lui. « Nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions dépendent de nous, alors que notre corps, notre richesse, la célébrité, le pouvoir, ainsi que le fait de changer l’ordre naturel des choses n’en dépendent pas » (le Manuel). Pour être heureux, il faut être indifférent à ces réalités. En désirant ce qui ne dépend pas de moi, je fais mon malheur. L’homme qui veut le pouvoir désire quelque chose qui ne dépend pas de lui. En effet, c’est toujours autrui qui me confère un certain pouvoir. Et si je souhaite devenir riche, je ne peux que dépendre d’autrui, soit parce que je fais du commerce avec lui, soit parce que je le fais travailler, soit encore parce que je le trompe ou je le flatte. La passion est le pire des maux. Si Aristote conseillait de modérer l’élan de nos passions, Épictète, beaucoup plus radical, dit qu’il faut les extirper. Les passions troublent le jugement de ma raison, emportent ma volonté. Je perds dès lors toute liberté et deviens leur esclave. C’est la pire des servitudes puisqu’elle vient de moi-même.click diaporama

 

Censeo aut ex vita ista exeundum, aut e vita exeundum/Perdre la vie est perdre le seul bien que l’on ne pourra regretter d’avoir perdu puisque l’on ne sera plus là pour s’en rendre compte. Sénèque.

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