Septième jour

Aujourd’hui, merci de ne pas m’appeler Charlie. Je ne souhaite pas rentrer dans le jeu.
Non !
J’entends ceux qui s’indignent et me souviens des propos qu’ils tenaient hier.
Je vois ceux qui pleurent et me rappelle de ce dont ils riaient ce matin.
Je comprends que de cultiver des ennemis servent les divisions / les intérêts.
J’accepte de fermer les yeux sur la raison.
Mysologie, c’est comme ça que l’on dit.

Aujourd’hui, je relirais Globalia de Jean-Christophe Rufin

Mourir pour des dessins, mourir par balles dans une rédaction, ça donne envie de chialer !
Salut à vous, c’était votre dernier bal tragique.

Extraits de GLOBALIA
Croyez-moi, un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée

La cohésion, en Globalia, ne peut être assurée qu’en sensibilisant sans relâche les populations à un certain nombre de dangers: le terrorisme, bien sur, les risques écologiques, et la paupérisation. Le ciment social doit être la peur de ces trois périls et l’idée que seule la démocratie globalienne peut leur apporter un remède.

Day 7

Je vous l’ai dit, c’est que les gens ont besoin de la peur (…). Pourquoi croyez-vous qu’ils allument leurs écrans chaque soir ? Pour savoir à quoi ils ont échappé. (La peur) est une denrée vitale. Dans une société de liberté, c’est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter l’ordre des choses ? Croyez-moi, un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée. Cet ennemi là, nous ne l’avons plus.

Day 7

L’ennemi, c’est celui qui vous hait et veut vous détruire. L’adversaire, c’est celui qui vous aime et veut vous transformer. Les démocraties cultivent leurs ennemis; elles liquident leurs adversaires.

Day 7

Quelques années plus tôt, Marguerite avait imprudemment souscrit à une offre spéciale de purée de marrons dans un nouveau conditionnement ultrarapide. Hélas, elle avait mal lu le contrat et, quoique le goût du produit lui eût tout de suite déplu, elle dut recevoir et payer les trente-huit livraisons suivantes de purée de marrons, soit quatre kilos par mois sur la durée légale de trois ans. Une partie des sacs avait heureusement servi à rembourrer le canapé du côté où il était défectueux.

5 réactions au sujet de « Septième jour »

  1. Ne suis pas rentrée dans l’décor non plus …..mauvaise pièce , je n’ai pas encore trouvé mon décor ……ah être atypique …..c’est lourd à porter …..tu te fais casser la gueule dans les cours de récré ……puis la suite ,le moule est trop étroit , il te gêne aux entournures …..

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